Le Consortium Phénix est l’aboutissement de trois années de réflexion inspirées des coopératives industrielles et des Keiretsu japonais. Cette démarche, unique en Amérique du Nord, se veut un nouveau cadre de référence pour une économie sociale et environnementale et un modèle économique viable, rentable et durable plutôt que simplement commercial. C’est en revalorisant les matériaux en fin de cycle à travers les activités de transformation, de distribution et de transfert technologique, qu’on pourra réduire l’empreinte écologique.
Si rien ne change, nous serons limités dans le futur, notamment l’épuisement des matières premières. Il faut donc faire une rupture avec le paradigme actuel, la consommation de masse, pour aller vers celui de l’écohérence. Cette méthodologie d’intervention unique permet aux PME de faire une transition progressive de leur modèle d’affaires vers le développement durable et de profiter des nouvelles occasions d’affaires liées à l’économie mondiale du carbone. Le retour à la régionalisation des manufacturiers permettra d’accéder à cet objectif. En remplaçant les très grandes entreprises, déconnectées de leur milieu, par de petites sociétés, plus flexibles, mieux connectées sur leur environnement, et peut-être plus innovatrices. C’est une des avenues de solution pour l’avenir. Cette innovation passe par quatre dimensions : le modèle d’affaires; le produit ou service; le processus et système; et la technologie. Le modèle d’affaires est le point de départ. Ce modèle doit intégrer l’écologie industrielle et la synergie. L’empreinte écologique, l’écoconception, l’écohérence, l’analyse du cycle de vie font partie intégrante du modèle et des discussions d’affaires. C’est en travaillant à tous les niveaux organisationnels de l’entreprise qu’il sera possible d’atteindre une performance environnementale.
Le Consortium Phénix s’intéresse à des énergies renouvelables puisqu’elles répondent aux valeurs optimisées dans un système industriel de fabrication, de commercialisation, de consommation et de mise en valeur des matériaux. D’ailleurs, l’industrie de la plasturgie se prête bien à ce nouveau concept puisque le plastique peut être réinitialisé, réintroduit et même être source d’énergie (92 % de l’énergie initiale peut être récupérée). Le plastique peut être considéré comme une matière première, un matériau de base.
Le Consortium Phénix pilote deux projets en ce moment : un à Magog, en énergie solaire, et un autre à Sorel-Tracy, en énergie éolienne. La conférence a été l’occasion d’annoncer, en primeur, que le projet de Magog était approuvé. Celui de Sorel est sur la bonne voie.