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La fabrication de ciment, les combustibles et les matières alternatives. Processus de qualification
Guy Desaultel
Systech Environnement, Lafarge Amérique du Nord
Représentant technique

La filière des cimenteries
Texte rédigé par Marie-Josée Marchand
Compte rendu de conférence


La compagnie Lafarge est une société anonyme qui a son siège social à Paris. La division de l’Amérique du Nord a son siège social en Virginie. Premier producteur mondial de matériaux de construction, dont le béton, Lafarge possède 20 usines de production de ciment en Amérique du Nord. L’usine de Saint-Constant fait partie de ces vingt usines. Systech est une division de Lafarge qui s’occupe des matières premières alternatives et combustibles des alternatifs (exploration, identification, étapes de qualification, approvisionnement, etc.).

Pour fabriquer du ciment, il faut de l’oxyde de calcaire, du grès, de la silice, de l’alumine et du fer. Le tout est broyé, mélangé et chauffé jusqu’à 1770 oC pour obtenir le métamorphisme de la matière (clinker). Par la suite, on y ajoute du gypse et le tout est à nouveau broyé. Il est également possible d’utiliser des sources alternatives à la matière, telles des briques réfractaires de four, des scories, de la calamine, etc., qui permettent de réduire la consommation de matières premières. L’usine de Saint-Constant quant à elle, utilise comme combustibles primaires le charbon, le coke de pétrole, le gaz naturel, les résidus de caoutchouc, les pneus et les huiles usées. Présentement, cette usine termine un projet pour l’utilisation des rejets de centre de tri de matériaux de construction, pour les bardeaux d’asphalte et pour le glycérol des usines de biodiésel.
Quelques statistiques :

  • L’usine de Saint-Constant fabrique 875 000 TM/an de ciment et utilise des huiles et des pneus usés depuis 1994 (1500 000 pneus/an et 20 000 000 litres d’huiles usées/an). En 2008, le taux de substitution a été de 39 %.
  • En ce qui a trait aux matières alternatives 43 128 TM ont été réutilisées en 2008. En 2009, ce chiffre a atteint 55 000 TM.

Le processus de qualification d’une matière, qu’elle soit utilisée comme combustible ou comme matière alternative, est sensiblement le même. La première étape du processus est la connaissance de sa chimie de base. La deuxième étape prend en considération le point d’éclair, les BPC, la perte au feu, la matière volatile, la teneur en humidité, les cendres résiduelles et le pouvoir calorifique. Si une matière ne rencontre pas les normes, elle est automatiquement rejetée. La troisième étape de qualification concerne la teneur en métaux de la matière. Ici encore, une matière qui dépasse les normes établies est rejetée. Finalement, les lixiviats et les matières organiques sont pris en considération.

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