Document sans titre
 
Document sans titre

La filière des combustibles alternatifs et le co-processing
Gilles Bernardin
Holcim (Geocycle) inc.
Directeur du développement des affaires

La filière des cimenteries
Texte rédigé par Marie-Josée Marchand
Compte rendu de conférence


Le groupe Holcim, en partenariat avec des cimenteries chinoises, développe actuellement une filière pour les combustibles alternatifs dans les pays en émergence et ailleurs dans le monde. Cette approche trouve sa raison d’être dans le fait que les pays émergents font face à deux enjeux majeurs : la limitation des ressources naturelles et à la gestion finale des déchets. Le co-processing, ou l’utilisation des déchets non directement recyclables comme combustible pour les industries grandes consommatrices d’énergie, se présente comme une solution logique pour réduire l’empreinte écologique.

L’expertise du groupe sur le plan du savoir-faire et de la législation peut aider les pays en émergence à développer des cimenteries pour la gestion des matières résiduelles.  Actuellement, la demande pour le béton croît de 2 % par année. Les prédictions pour 2020 indiquent que, pour suffire à la demande, 300 millions de tonnes de combustible et 5 milliards de tonnes de matières premières seront nécessaires.

Les déchets sont partout et souvent laissés à l’abandon. Le but du co-processing n’est pas de remplacer les 3R, mais de favoriser la valorisation des matières envoyées à l’élimination. L’avantage d’utiliser ces matières dans les cimenteries vient du fait que les cimenteries sont partout. De plus, lorsque les pays se développent, ils ont généralement besoin de béton. L’utilisation des déchets comme source d’énergie entraîne la réduction des coûts de gestion des matières résiduelles. Toutefois, avant d’être utilisées en cimenterie, les matières doivent être rendues compatibles.

Le co-processing doit se faire sans compromis, tant au niveau de la santé, de la sécurité, que de l’environnement (normes d’émissions) et il ne doit pas mettre en péril la qualité du produit. La traçabilité des déchets fait également partie du processus. Un bilan environnemental révèle que le co-processing est plus performant que la simple incinération. Un autre bilan indique une diminution des émissions de CO2 et une réduction de 64 % de la consommation d’énergie.

En conclusion, avec une gestion intégrante, les déchets ne sont plus perçus comme une fatalité, mais ils représentent une occasion pour la préservation de l’environnement et des ressources naturelles.

Document sans titre